Chiffres officiels et calculs de ce site
Sur ce site
Ce site est une expérience. Il rassemble des chiffres officiels sur l’origine et la destination de l’argent public français, qui le paie et qui le reçoit, qui possède le patrimoine du pays, et ce que l’on sait de l’effet de la dépense publique, et il y ajoute ses propres calculs et évaluations. Ci-dessous, chaque constat qui en dépend porte la mention « Calculé par ce site ». Derrière chaque nombre, un panneau montre la source dont il est tiré ou le calcul qui l’a produit. Les signalements d’erreurs et les autres remarques sont les bienvenus sur github.com/samoht/budget/issues.
Estimé : un modèle, une imputation ou une enquêteHypothétique : un scénario ou une prévisionLes chiffres sans marque sont publiés tels qu’observés.
D’où vient l’argent public, où va-t-il, et qui le paie et qui le reçoit ?
Recettes et dépenses par fonction ; ce que chaque groupe paie et reçoit, selon le niveau de vie et selon l’âge ; la France à côté de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis.
Qui supporte l’impôt ?
Sur quoi portent les impôts, la part des salaires dans la valeur ajoutée, et les taux d’imposition des foyers les plus riches.
Combien d’argent public va aux entreprises, et que sait-on de son effet ?
Le soutien public aux entreprises selon chaque décompte officiel, les plus grands dispositifs et groupes, et la durée des dépenses fiscales.
Qui possède quoi ?
Ce que la France possède et doit, qui le détient, ce que cela rapporte et se transmet, et les impôts proposés sur le haut, à côté de leurs chiffrages.
Est-ce efficace ?
Pour chaque ligne d’argent public, si son effet a été mesuré, et les évaluations propres à ce site.
Méthode et sources
D’où viennent les chiffres et comment ils ont été calculés, avec les fichiers à télécharger ; qui fait ce site, et les corrections qui y ont été apportées.
Ce que chaque dixième a payé et reçu en 2023
En 2023, dernière année des comptes distributionnels de l’Insee, recalés par ce site sur les totaux d’Eurostat des administrations publiques, avec une couche pour ce qui part hors de France ou en vient, par personne et par mois, le dixième le plus modeste a reçu 1 730 €, estimé en pensions, prestations et services publics, et payé 380 €, estimé en impôts et cotisations. Le dixième le plus aisé a reçu 2 150 €, estimé et payé 4 930 €, estimé. L’écart tient aux pensions, qui suivent les cotisations passées et sont comptées ici comme des transferts : hors pensions, le dixième le plus aisé a reçu moins que le plus modeste. Les services publics sont comptés à ce qu’ils coûtent à produire.
Calculé par ce site. Qui paie et qui reçoit
Taux d’imposition au sommet en 2016
En comptant l’impôt sur les sociétés des entreprises que les ménages contrôlent, l’Institut des politiques publiques trouve un taux d’imposition de 46 %, estimé à l’entrée des 0,1 % et 26 %, estimé pour les 75 foyers les plus riches, en 2016, avant les réformes fiscales de 2018. L’Insee ne publie pas ce que les 27 000 personnes au niveau de vie le plus élevé ont payé en 2023 : le prolongement, par ce site, des comptes de l’Insee en haut de leur classement, avec sa fourchette et ses hypothèses, figure sous Qui paie et qui reçoit.
Ce que les personnes ont payé et reçu selon l’âge, 2023
Avec chaque prélèvement et chaque transfert de 2023 réparti selon l’âge de chacun, les 40-49 ans ont payé 1 290 €, estimé par mois de plus qu’ils n’ont reçu, et les 80 ans et plus ont reçu 2 940 €, estimé par mois de plus qu’ils n’ont payé. La répartition suit des profils par âge publiés. C’est l’instantané d’une année par âge, non un compte sur la vie entière : les mêmes personnes ont cotisé quand elles travaillaient, et les retraites sont la contrepartie de ces cotisations passées. En comptant les retraites comme un revenu du travail différé plutôt que comme des transferts, l’Insee trouve que le revenu avant transferts du dixième le plus riche passe de 26, estimé à 14, estimé fois celui du dixième le plus modeste.
Calculé par ce site. Qui paie et qui reçoit, selon l’âge
La répartition du patrimoine, 2024
En 2024, les 10 % d’adultes les plus riches détenaient 59,9 %, estimé du patrimoine net, et la moitié la moins dotée 4,8 %, estimé. En haut de la distribution, 530 adultes détenaient 5,6 %, estimé, 1,5 Md€, estimé chacun en moyenne. Environ 300 Md€, estimé sont transmis chaque année par héritage et donation ; les droits qui les frappent rapportent 20,8 Md€, 6,9 %, estimé.
Sur quoi pesaient les impôts, 1995 et 2024
des impôts et cotisations venaient des revenus du travail en 2024, et en 1995. La part des salariés dans la valeur ajoutée était de en 1995 et en 2025.
Qui a prêté aux administrations publiques, de 2023 à 2025
Des emprunts publics nets de chaque année, les prêteurs hors de France ont pris 104,2 %, estimé en 2023, 73,9 %, estimé en 2024, 91,8 %, estimé en 2025. La part de la Banque de France a été négative chaque année, car elle a laissé des titres arriver à échéance, que les administrations publiques ont remboursés en empruntant à d’autres. La Banque de France n’a rien versé à l’État pour 2023 et 2024, ayant subi des pertes. Le Gouvernement prévoit une dette publique de 119,3 %, prévision du PIB fin 2026, et une charge d’intérêts de 79,2 Md€, prévision.
Calculé par ce site. Qui prête aux administrations publiques
Le soutien public aux entreprises selon chaque décompte officiel, 2023
Les décomptes officiels pour 2023 vont de 82 Md€, estimé à 211 Md€, estimé. La France compte 465 dépenses fiscales, pour un coût de 89,4 Md€; 89,1 % de ce coût tient à des mesures sans date de fin. Selon la Cour des comptes, des 35 évaluations que le gouvernement avait prévues pour 2020-2023, 4 ont été réalisées.
Ce qu’ont mesuré les évaluations de ce site, de 2008 à 2026
Deux évolutions sont descriptives. En janvier et février 2026, quand l’aide à l’embauche d’apprentis pour les contrats du supérieur s’était interrompue jusqu’à la loi de finances de l’année et son décret, ces contrats ont varié de −38,1 %, estimé par rapport à ceux du secondaire ; depuis la réforme des retraites de 2023, l’emploi des 60-64 ans a progressé de 5,5 pts, estimé de plus que celui des 55-59 ans. Aucun des deux protocoles ne peut les attribuer à la seule aide ou à la seule réforme, car les grandes entreprises n’avaient d’aide à aucun niveau ces mois-là, les employeurs pouvaient attendre son retour, depuis juillet 2025 les employeurs versent une participation forfaitaire de 750 € à la formation de chaque contrat de niveau 6 ou plus, et l’écart entre les deux tranches d’âge a aussi varié en 2005-2010, sans changement de l’âge légal de départ. Un résultat compte ici quand son intervalle à 95 % exclut zéro et qu’il passe les tests de son protocole : aucun écart avant le changement, et un placebo qui ne trouve rien. Deux y satisfont, tous deux parmi les dotations de l’État aux communes. Au seuil de la fraction cible de la dotation de solidarité rurale, 324 M€, estimé en 2019, où la dotation va et vient d’une année à l’autre, les communes ont épargné l’euro de la première année en 2016-2019 : l’autofinancement a augmenté de 1,36, estimé euro par euro, par régression sur discontinuité. Une commune doit équilibrer son budget de fonctionnement et ne peut emprunter que pour investir, et une recette qui peut ne pas revenir l’année suivante est une recette qu’elle peut mettre de côté. Au plafond de la DETR, les dépenses d’équipement ont augmenté de 50 €, estimé par habitant la première année rapporté au passé de chaque commune, là où le placebo trouve +0,5 €, estimé ; mesuré en niveau, le saut est de 54 €, estimé, dont la moitié apparaît là où aucune règle ne change, et sur trois ans le protocole ne distingue pas l’effet de levier de l’État de zéro. D’autres résultats excluent zéro mais échouent à un test ou n’en ont pas. Dans la zone de revitalisation rurale, l’emploi privé a varié de −7,4 %, estimé et les employeurs ont baissé aussi, de l’ordre de l’écart qui se creusait entre les paires avant 2016 ; la population, le solde migratoire et la population active ont baissé comme dans leurs voisines non classées, et le revenu par ménage baissait aussi dans le placebo avant 2017. L’emploi industriel des territoires d’industrie a varié de −6 %, estimé, un écart de recensement qu’aucun placebo ne peut vérifier. Les villes d’Action cœur de ville ont perdu des employeurs, des commerces et des services, mais aucun appariement équilibré n’a été trouvé pour elles, et les services autour des petites villes de Petites villes de demain baissaient avant le programme. Là où le Pinel a été fermé en zone B2 en 2018, les logements collectifs autorisés et le prix médian de tous les logements vendus ont baissé face à la zone B1, mais les estimateurs trouvent des écarts de même taille là où aucune règle n’a changé, et la zone A montre elle aussi une baisse des prix face à B1. Les communes sous le plafond de la DETR ont emprunté davantage en niveau, mais pas rapporté à leur propre passé. Les lauréats de France Relance publiaient moins souvent leurs comptes que leurs témoins, dans un protocole dont le placebo échoue en 2018. Dans les communes entrées dans la taxe sur les logements vacants en 2024, la vacance n’a pas baissé davantage face aux communes jamais taxées que dans les communes dont le statut n’a pas changé, et le nombre de leurs logements vacants enregistrés a augmenté quand les fichiers dont on le tire ont changé. Au regard des objectifs propres des dispositifs, les autres résultats mesurés varient de montants que ces estimations ne permettent pas de distinguer de zéro : les chercheurs avec le crédit d’impôt recherche, 9,4 %, estimé au-dessus d’une France synthétique en 2008-2012, un résultat qui ne se distingue pas de zéro (p de 0,10, la plus petite que permettent dix pays) ; la recherche des entreprises ; le chiffre d’affaires et la marge des entreprises ; les résultats des élèves ; l’emploi dans les petites villes et les territoires d’industrie ; le taux de vacance des communes entrées dans la taxe sur les logements vacants, face aux communes taxées depuis 2013 ; et les logements collectifs autorisés là où le zonage a reclassé des communes vers le haut.
Calculé par ce site. Évalué par ce site
Quel argent public fait l’objet d’une étude causale, 2024
Les mesures isolées dotées d’un coût propre et d’une étude causale, au nombre de 13, représentent 6,1 % de l’argent public en 2024, 1 845 Md€; 77,6 Md€ de ce coût sont les allègements généraux de cotisations patronales, comptés en 2024 pour l’ensemble des régimes obligatoires, dont les études ne portent pas sur le régime actuel, et sans eux la part est de 1,9 %. Sur les 155 objectifs officiels fixés à ses lignes, une étude causale en mesure 50 et en touche 11 autres de façon seulement indirecte. Compter une grande ligne en entier dès qu’une étude touche l’une de ses règles donne un maximum, 82,3 % : la défense compte grâce aux études de la fin de la conscription. Trois grandes lignes montrent des effets mesurés, dans un sens comme dans l’autre. Les allègements généraux de cotisations patronales sur les bas salaires (77,6 Md€) ont eu un effet significatif sur l’emploi lors de leur mise en place dans les années 1990, conclut la mission Bozio-Wasmer de France Stratégie, alors que l’IPP ne détecte aucun effet sur l’emploi de la transformation du CICE en allègement de cotisations patronales en 2019. Le dédoublement des classes dans les écoles de l’éducation prioritaire, petite part des 42,2 Md€ consacrés à l’enseignement préélémentaire et élémentaire, s’autofinance à long terme si ses gains précoces persistent, selon une projection calibrée (Fajeau, Grenet, Laveissière et Leonetti, 2025) dont s’inspire le Conseil d’analyse économique ; les effets mesurés en France sont modestes et s’estompent en partie. À propos de classes de CP allégées, Bressoux, Lima et Monseur (2019) écrivent « At the end of Grade 2, the effects have faded » ; à propos du dédoublement lui-même, Merle (2022) conclut à des « effets modérés, voire nuls ». Les aides au logement, dans une ligne de 21,1 Md€, font monter les loyers privés : quand elles ont été étendues à de nouveaux ménages au début des années 1990, entre 50 % et 80 % des allocations perçues par les ménages modestes sont passées dans la hausse des loyers, estime Fack (2005) dans Économie et statistique de l’Insee. Les études de chaque ligne et leurs résultats sont sous Impact, fuites, permanence.
Calculé par ce site. Ce que l’on sait de son effet
La dépense publique en France et dans trois autres pays, 2024
En 2024, les dépenses publiques représentaient 57 % du PIB en France, contre 49,4 % en Allemagne, soit un écart de 7,6 pts. La vieillesse, surtout les pensions, en représente 3,5 pts : 13,4 % du PIB en France contre 9,9 % en Allemagne ; la protection sociale dans son ensemble, 3,3 pts. Selon la mesure des dépenses sociales totales nettes de l’OCDE, qui compte aussi les prestations sociales privées et déduit les impôts prélevés sur les prestations, la France a dépensé 31,9 %, estimé du PIB en 2021 et les États-Unis 33,2 %, estimé ; leurs dépenses sociales publiques brutes étaient de 32,7 % et 21,6 %. En 2019, avant la pandémie, leurs dépenses sociales totales nettes étaient de 30,1 %, estimé et 29,2 %, estimé. La part privée comprend les régimes de santé que financent les employeurs, dont l’OCDE note l’importance aux États-Unis.
La France face à l'Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis
La France, de 2025 à 2027
2025, provisoire
PIB
par rapport à 2024, en valeur
Recettes publiques
du PIB
Dépense publique, crédits d’impôt compris
du PIB
Déficit
du PIB
Dette publique
du PIB
« Public » désigne les administrations publiques : l’État, les collectivités locales et la sécurité sociale, en consolidé. Les chiffres de 2025 sont ceux d’Eurostat, provisoires.
2026, selon les prévisions du Gouvernement
PIB
sur 2025, en valeur ; en volume
Prélèvements obligatoires
du PIB, contre en 2025
Dépense publique, hors crédits d’impôt
du PIB, contre et en 2025
Déficit
du PIB
Dette publique
du PIB
2027, selon les prévisions du Gouvernement
Croissance du PIB
en volume ; en valeur
Prélèvements obligatoires
du PIB, contre en 2026
Dépense publique, hors crédits d’impôt
du PIB, contre en 2026
Déficit
du PIB, contre en 2026
Dette publique
du PIB fin 2027, contre un an plus tôt
Prévisions du projet de loi de finances pour 2027 du Gouvernement, septembre 2026, telles que reproduites dans l’avis du Haut Conseil des finances publiques du 25 septembre 2026. Le Gouvernement compte la dépense hors crédits d’impôt et les recettes en prélèvements obligatoires seulement : ces deux lignes ne sont donc pas sur la même base que celle de 2025 ci-dessus, et l’écart entre elles et celle-ci n’est pas une évolution ; les chiffres de 2025 placés à côté de sa dépense et de ses prélèvements sont ceux du Gouvernement, sur sa propre base. Le Haut Conseil juge plausible la prévision de déficit pour 2026, bien que des aléas significatifs l’entourent encore en dépenses et en recettes, ainsi que le scénario de croissance pour 2026 ; la Banque de France prévoit une croissance de et l’Insee . Pour 2027, il juge optimiste la prévision de croissance, et atteignable la prévision de dépense si toutes les mesures annoncées sont mises en œuvre. La charge d’intérêts de la dette atteindrait en 2026 et en 2027. Les chiffres du Gouvernement dans ces lignes sont ceux du projet de loi tel que déposé : lors de sa première séance du 14 octobre 2026, l’Assemblée nationale a supprimé l’article liminaire du projet de loi, qui présente les prévisions de solde, de dette, de prélèvements et de dépenses des administrations publiques pour 2025 à 2027 (compte rendu de la séance).